La Maison-Blanche a suscité une controverse sur les réseaux sociaux après avoir publié un message célébrant une hausse du taux d'approbation des Américains envers le président Donald Trump à 57,11 %, basé sur un sondage attribué à Rasmussen Reports, une société américaine bien connue pour publier des sondages politiques quotidiens.

Le post a recueilli plus de 15 millions de vues sur la plateforme X, mais a fait face à une vague de questions concernant la crédibilité des chiffres et le véritable niveau de soutien aux États-Unis.

Des millions d'utilisateurs ont interagi avec le post, certains sceptiques, d'autres favorables, avec de nombreux commentaires soulignant que le pourcentage annoncé était exagéré et ne reflétait pas l'humeur générale du pays, tandis que d'autres partageaient des liens vers des sondages concurrents montrant des chiffres bien plus bas.

En réponse à la controverse, Rasmussen Reports a joint un tableau montrant l'indice d'approbation de Trump sur cinq jours, indiquant que le taux avait effectivement atteint 57,11 % le 25 septembre. Cependant, les opposants à Trump ont rapidement souligné que l'indice quotidien publié sur le site même de la société pour ce jour-là ne dépassait pas 49 %, ravivant d'anciennes accusations de partialité en faveur des Républicains.

Ce n'est pas la première fois que Rasmussen fait face à de vives critiques ; le site 538, affilié à ABC News et spécialisé dans l'agrégation et l'évaluation des sondages, a exclu Rasmussen de ses indices en mars 2024, invoquant un manquement aux critères de crédibilité.

Démystification

Malgré la promotion récente de la Maison-Blanche d'une montée en popularité du président Donald Trump dépassant 57 %, les sondages indépendants révèlent une image complètement différente, Trump n'ayant pas réussi à dépasser la barre des 50 % dans la plupart des indicateurs publiés en septembre.

Dans un sondage réalisé par Ipsos sur trois jours et publié le 23 septembre, seulement 41 % se sont dits satisfaits de la performance de Trump, tandis que 58 % ont exprimé leur désapprobation de sa gestion du pays, mettant en lumière l'écart entre les chiffres de la Maison-Blanche et les mesures sur le terrain.

Le sondage de l'université Quinnipiac publié le 24 septembre a montré que 38 % des participants étaient satisfaits de la performance de Trump, tandis que 54 % étaient insatisfaits.

L'université a confirmé que ce pourcentage n'avait pas connu de changement significatif par rapport à son précédent sondage du 27 août, reflétant une stabilité des indices d'approbation sans hausse notable.

De même, Gallup, l'une des plus anciennes et importantes institutions de sondage aux États-Unis, a publié un rapport le 22 septembre indiquant que le taux d'approbation de Trump était resté stable à 40 %, le même pourcentage enregistré en juin et août, tandis que 56 % désapprouvaient sa performance présidentielle.

Ces chiffres combinés révèlent que les discours sur une nouvelle vague de popularité de Trump manquent de précision, et que la division nette entre ses partisans et ses opposants reste la caractéristique la plus marquante de l'opinion publique américaine.