Bien qu'exclue depuis l'agression israélienne à Doha, la trêve dans la bande de Gaza refait surface après que le Hamas ait donné son accord de principe à la proposition Witkoff, y compris la question de l'exil de certains de ses dirigeants selon des mécanismes et conditions, estimant que l'accord proposé répond à certaines de ses demandes, notamment l'arrêt de la guerre, le retrait israélien et la libération de prisonniers palestiniens.
Bien que l'armée israélienne ait retiré ses véhicules de certaines zones opérationnelles à Gaza, il est trop tôt pour dire que cela indique la fin imminente de la guerre, ni pour parler d'une vision israélienne acceptant une forme de gestion avec le Hamas, qui contrôle Gaza depuis 2007.
Les perspectives officielles israéliennes, c'est-à-dire le gouvernement israélien, considèrent toujours Gaza comme une entité hostile méritant une punition collective par tous les moyens. Cette redéfinition, selon des observateurs, pourrait signifier la poursuite des opérations militaires et la présence de l'armée israélienne à Gaza, même dans le contexte d'un accord proche de cessez-le-feu.
Ce contexte général est vu par des observateurs comme une opportunité rare pour le Hamas, qui comprend parfaitement l'élan mondial demandant l'arrêt de la guerre et souhaite éviter un affrontement avec le monde, surtout que les espaces diplomatiques se rétrécissent. Le monde attend donc un changement dans la dynamique du Hamas envers la proposition américaine.
À Tel-Aviv, les Israéliens craignent les surprises de Netanyahu, suivi par ses principaux assistants, notamment Ben Gvir et Smotrich, car la proposition américaine le prive de ses plans d'annexion de la Cisjordanie. Le rejet de cette proposition le mettrait en conflit avec la rue israélienne, tandis que son acceptation provoquerait des fissures dans sa coalition.
Malgré la situation sombre en Israël, il existe un désir international de mettre fin à la guerre, et même Washington considère que ses alliés dans le monde, y compris les alliés arabes, veulent la fin de la guerre et poussent vers une solution politique. Cela ne laissera pas le président Trump seul avec Netanyahu et sa coalition, car les calculs pour arrêter la guerre dépassent la relation avec Israël. Cette dynamique mènera-t-elle à l'arrêt de la guerre ?
L'analyste politique Mohamed Draghmeh répond "oui", expliquant : "Il est difficile d'accepter la proposition américaine, mais plus difficile de la rejeter, surtout que le Hamas est prêt à faire des concessions substantielles sur la gouvernance de Gaza, les armes et l'exil de certains dirigeants à l'étranger, à condition d'obtenir des garanties sur deux points clés : l'arrêt de la guerre et le retrait complet de l'armée israélienne de Gaza. Ces garanties sont actuellement recherchées par les médiateurs."
Cependant, Draghmeh met en garde contre les failles du plan américain, notamment qu'il garantit l'arrêt de la guerre mais permet des opérations militaires israéliennes à Gaza dans certains cas et ne garantit pas le retrait complet. Il prévoit un retrait progressif, qui pourrait s'arrêter pour une raison quelconque et durer des semaines voire des années.
Une autre hypothèse évoquée par les observateurs est que Gaza pourrait revenir sous souveraineté égyptienne ou que Le Caire pourrait assumer certaines responsabilités liées à la guerre, notamment en matière d'aide et de protection des populations affamées. Cela reste toutefois soumis aux visions régionales pour l'avenir de Gaza après la fin de la guerre.
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