Ismail Thawabta, directeur général du bureau des médias gouvernementaux dans la bande de Gaza, a rejeté le "plan du président américain Donald Trump pour arrêter la guerre à Gaza", affirmant qu'il "ne représente pas une solution réelle, objective et équitable".

Thawabta a souligné que le plan américain est "une tentative d'imposer une nouvelle tutelle qui légitime l'occupation israélienne et dépouille le peuple palestinien de ses droits. La seule façon d'arrêter la guerre est de mettre fin à l'agression israélienne, de lever le siège injuste et d'arrêter l'extermination systématique", insistant sur le droit du peuple palestinien à "la liberté, l'indépendance et l'autodétermination".

Il a ajouté : "Toute proposition qui ignore ces droits et traite Gaza comme une entité sécuritaire dépourvue de souveraineté sous administration internationale est totalement rejetée dans la conscience nationale collective palestinienne."

Thawabta a conclu sa déclaration en disant : "C'est ainsi que nous comprenons la nature de la relation entre un grand peuple qui a fait d'immenses sacrifices et qui est sous occupation depuis 77 ans, et des bandes d'occupation criminelles qui ont occupé la Palestine sans aucun droit", appelant à "un arrêt immédiat de cette guerre criminelle".

Trump avait déclaré que ce lundi pourrait être le plus grand jour de l'histoire des civilisations, soulignant que "aujourd'hui est un jour historique pour la paix et nous travaillons à une solution globale à la question palestinienne, pas seulement Gaza."

La Maison Blanche a publié aujourd'hui le plan du président américain Donald Trump pour mettre fin au conflit à Gaza, qui comprend plusieurs points. Le plan prévoit un cessez-le-feu immédiat et un retrait progressif des forces israéliennes en échange de la libération de tous les otages, suivi de la libération des prisonniers palestiniens.

Le plan inclut une reconstruction complète des infrastructures et des hôpitaux avec un soutien international, la formation d'un gouvernement de transition technocratique non politique sous la supervision d'un "Conseil de la paix" international présidé par Trump et d'autres dirigeants, avec une force internationale de stabilisation supervisant la sécurité et le désarmement des factions.

Il prévoit également une amnistie pour les membres du Hamas souhaitant déposer les armes ou partir, interdit au Hamas et aux autres factions de participer au gouvernement, et ouvre la voie à la reconstruction économique de Gaza et à sa transformation en une zone sûre et prospère, ce qui pourrait éventuellement ouvrir la voie à l'autodétermination palestinienne.