Al-Shara et Lauder lors de leur rencontre à New York. (SANA)
La rencontre entre le président syrien Ahmed Al-Shara et Ronald Lauder, président du Congrès juif mondial, n'était pas un simple détail protocolaire dans le tumulte des réunions de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York. C'était un événement inattendu, tenu au siège de la mission syrienne, annoncé quelques jours plus tard par une brève dépêche de l'agence SANA, ce qui lui a conféré un caractère officiel mais resté entouré d'ambiguïté. Le retard n'était pas sans signification, reflétant le désir de Damas de contrôler la narration et le calendrier de la rencontre, afin de la présenter comme une partie d'une large activité diplomatique et non comme une étape de négociation isolée.
Lauder n'est pas un visage nouveau dans ce dossier. À la fin des années 1990, il a joué le rôle de médiateur non officiel entre Benjamin Netanyahu et Hafez al-Assad, et a rédigé ce qui est connu sous le nom de "Document Lauder" basé sur la formule terre contre paix. À l'époque, il agissait en toute discrétion avec le feu vert direct de Tel Aviv, tandis qu'aujourd'hui il rencontre Al-Shara publiquement sans montrer qu'il détient un mandat de négociation clair du gouvernement israélien. Même la mention des "racines syriennes" de Lauder, apparue dans les médias officiels syriens, a rapidement été clarifiée par son bureau comme un lien très ancien sans signification pratique.
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