De nombreuses histoires, fuitées ou peut-être fabriquées, ont circulé concernant les coulisses des pourparlers indirects entre les délégations du Hamas et d'Israël à Charm el-Cheikh. Ces pourparlers visaient à s'accorder sur les termes du plan du président américain Donald Trump pour un cessez-le-feu à Gaza et l'établissement de la paix.

Selon des sources proches des négociations, le processus n'a pas été facile et a failli échouer à certains moments. L'entêtement de la délégation israélienne, insistant pour obtenir le maximum de gains sans concessions significatives, a rendu les négociations plus difficiles et épuisantes.

Il ne fait aucun doute que le soutien ferme de Trump a permis de lancer les négociations, et que ses envoyés personnels Steve Witkoff et son gendre Jared Kushner ont accéléré les progrès.

Dans les détails immédiats, des efforts 24h/24 ont été déployés pour "triompher de la volonté de paix sur la guerre", selon les mots du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi après l'annonce de l'accord.

Le chef du renseignement général égyptien Hassan Mahmoud Rashad

Forces clés

Au cœur des coulisses, le rôle remarquable et discret du Service général du renseignement égyptien, chargé par al-Sissi en tant qu'institution la plus expérimentée sur ce dossier sensible et complexe, avec des liens étroits avec toutes les parties impliquées sans exception.

Hassan Mahmoud Rashad, chef du renseignement égyptien, était présent et suivait de près chaque détail, des négociations à la sécurisation des délégations, assurée par des forces d'élite rares portant le logo "GIS" (General Intelligence Service).

Une présence active a également été notée d'Ahmed Abdel Khaleq, responsable du dossier palestinien au sein de l'agence, qui entretient de solides relations avec toutes les factions palestiniennes.

De plus, des hauts responsables du Qatar, représentés par le Premier ministre Cheikh Mohammed ben Abdulrahman ben Jassim, et de la Turquie, représentée par le directeur du renseignement Ibrahim Kalin, ont travaillé de concert avec Washington et Le Caire, jouant un rôle clé dans le succès de cet effort de médiation conjoint.

Une ingénierie brillante

Les sessions de négociation ont été minutieusement organisées, avec des réunions préparatoires tenues lundi et mardi, ainsi que des rencontres bilatérales et collectives précises servant l'objectif final.

Des comités de spécialistes et d'experts ont également été formés pour soutenir le processus de négociation.

La session élargie du troisième et dernier jour, à laquelle ont assisté des hauts responsables, a réglé les questions en suspens ou différées, menant quelques heures plus tard à l'annonce de l'accord tôt le jeudi matin.

Étaient présents à cette session le Premier ministre qatari, les chefs des renseignements égyptien et turc, ainsi que les envoyés du président américain.

Avant l'annonce, les progrès des négociations ont été communiqués au président égyptien, qui a alors invité Trump à assister à la cérémonie de signature si un accord était conclu.