Des hommes politiques ont déclaré que la décision du Conseil exécutif de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) d'annuler et de déclarer nulles les mesures israéliennes visant à changer le caractère de la vieille ville de Jérusalem et de ses murailles constitue une reconnaissance de la légitimité religieuse de la ville, de ses dimensions historiques et une victoire pour la force de la vérité et de la logique.

Ils ont expliqué que la décision de l'organisation mondiale confirme la grandeur de la vieille ville de Jérusalem, de ses murailles, de son symbolisme et de son importance sur les plans religieux, culturel et politique, insistant sur le fait qu'Israël doit immédiatement cesser ses actions unilatérales liées aux fouilles, aux manipulations, à la destruction et à l'effacement des monuments historiques et religieux de la ville.

Le professeur Dr Salah Al-Abbadi, directeur du Centre Al-Rai pour les études et la recherche, a souligné l'importance de l'adoption à l'unanimité par le Conseil exécutif de l'UNESCO de la décision concernant la vieille ville de Jérusalem et ses murailles, dans le cadre du point intitulé "Palestine occupée", lors de sa 222e session à Paris.

Il a souligné que cette décision s'inscrit dans le cadre des efforts de la diplomatie jordanienne dirigée par Sa Majesté le roi Abdallah II à l'échelle mondiale pour mobiliser le soutien et la solidarité avec la cause internationale, et pour inciter les institutions et organisations internationales à adopter des décisions visant à préserver les droits du peuple palestinien.

Le Dr Al-Abbadi a confirmé que l'adoption de cette décision est en harmonie avec la tutelle hachémite sur Jérusalem et les lieux saints islamiques et chrétiens, et elle réitère la demande adressée à Israël, puissance occupante, de cesser toutes ses mesures unilatérales illégales et illégitimes dans la vieille ville de Jérusalem et ses murailles qui ciblent la valeur culturelle et historique exceptionnelle de Jérusalem et mettent en danger le patrimoine culturel de la ville, en les considérant comme nulles et non avenues.

Il a souligné l'importance de la position jordanienne concernant la vieille ville de Jérusalem et ses murailles, y compris les lieux saints islamiques et chrétiens, et la préservation du statut historique et juridique existant, indiquant que cette décision constitue une victoire pour la force de la logique et de la vérité sur la logique de la force sur laquelle Israël fonde ses décisions illégales.

Le Dr Al-Abbadi a également indiqué que cette décision découle de l'importance de la ville de Jérusalem, d'autant plus que cette ville a un statut juridique spécial, fondé sur le droit international et les résolutions de légitimité internationale, notamment la résolution 181 de l'Assemblée générale des Nations Unies.

Il a déclaré que la question de Jérusalem relève des questions de statut final convenues entre les deux parties palestinienne et israélienne, et que son sort doit être réglé par des négociations et un accord mutuel, fondés sur le droit international et les résolutions de légitimité internationale. Le Dr Al-Abbadi a souligné l'importance du rôle majeur des efforts jordaniens politiques, diplomatiques et juridiques pour affirmer que Jérusalem-Est est une ville occupée soumise au droit international et doit être la capitale de l'État palestinien indépendant conformément au principe de la solution à deux États.

Les efforts se poursuivent pour souligner la nécessité pour Israël de respecter ses obligations en tant que puissance occupante conformément au droit international et au droit international humanitaire, en particulier la quatrième Convention de Genève de 1949 et la Convention de La Haye de 1954.

La professeure de sciences politiques Dr Racha Mubaidin a déclaré que la décision de l'UNESCO reposait sur plusieurs facteurs, notamment le non-respect par Israël, en tant que puissance occupante, de l'arrêt des travaux de creusement, de la construction de tunnels et de toutes les activités illégales à Jérusalem-Est, ainsi que le reflet de la ville sainte des diverses cultures et religions qu'elle a accueillies au fil des âges.

Elle a ajouté que la position jordanienne a toujours été ferme concernant Jérusalem-Est, qui est un territoire sous occupation israélienne et dont la souveraineté doit appartenir aux Palestiniens, avec la tutelle hachémite sur ses lieux saints islamiques et chrétiens, assurée par Sa Majesté le roi Abdallah II du Royaume hachémite de Jordanie. La responsabilité de protéger la ville est une responsabilité internationale conformément aux engagements des États en vertu du droit international et des résolutions internationales.

Elle a confirmé que cette décision est le fruit des importants efforts jordaniens en coopération avec leurs frères en Palestine, de la revendication continue de la protection des sanctuaires religieux, historiques et culturels, et de la preuve de ces faits par des preuves irréfutables pour que l'organisation prenne sa décision historique à ce sujet.

Mubaidin a indiqué que la prochaine étape devrait se concentrer sur l'activation de cette décision du côté israélien et le respect des contenus des décisions précédentes émises par le Conseil exécutif et le Comité du patrimoine mondial concernant Jérusalem.