Une étude de recherche émiratie a révélé le rôle des technologies d'intelligence artificielle dans la prévision précoce des catastrophes naturelles, soulignant que leur intégration avec les systèmes d'information géographique et la télédétection permet aux autorités compétentes d'identifier les zones à risque avant les inondations.
La chercheuse Fatima Al-Hantoubi a confirmé que ces technologies représentent un saut qualitatif dans la gestion des risques climatiques aux Émirats arabes unis, notamment après l'expérience vécue dans l'émirat de Fujairah en 2022, lorsque des quantités de pluie sans précédent ont été enregistrées, les plus élevées depuis plus de 25 ans.
Al-Hantoubi a déclaré à "Emarat Al-Youm" que son étude intitulée "Évaluation intelligente des risques d'inondation aux Émirats arabes unis utilisant l'intelligence artificielle", réalisée à l'Université britannique de Dubaï sous la supervision du Dr Maria Papadaki, s'inscrit dans la tendance nationale à adopter des solutions intelligentes pour faire face aux effets du changement climatique, et contribue à construire un système scientifique national capable de cartographier avec précision les risques et d'orienter la réponse sur le terrain lors des catastrophes naturelles.
Elle a ajouté que l'expérience vécue à Fujairah lors des fortes pluies de 2022 a été le "vrai tournant" pour révéler l'ampleur du défi posé par les phénomènes climatiques soudains, expliquant que la quantité de pluie ce jour-là a atteint environ 221,8 mm en quelques heures, causant des dommages aux infrastructures et aux propriétés et perturbant la circulation dans certains quartiers, ce qui a nécessité le développement de nouvelles méthodes pour surveiller et analyser les phénomènes météorologiques à l'aide de l'IA.
Elle a souligné que les technologies d'IA peuvent analyser des millions de données climatiques en temps réel grâce à des algorithmes d'apprentissage profond qui prédisent les trajectoires des tempêtes, les taux de précipitations et l'intensité de l'écoulement de surface, notant que la combinaison de ces technologies avec les systèmes d'information géographique permet aux autorités d'avoir une vision précise leur permettant de prendre des décisions immédiates concernant l'évacuation, la fermeture des routes ou le renforcement de la préparation des réseaux de drainage.
L'étude s'est appuyée sur une revue scientifique approfondie des recherches et rapports mondiaux entre 2015 et 2024 sur la gestion des catastrophes dans des pays avancés tels que le Japon et les Pays-Bas, qui disposent de plateformes de données centrales pour l'échange d'informations géospatiales en temps réel, confirmant que les Émirats arabes unis disposent des capacités numériques et des infrastructures techniques pour appliquer un modèle similaire, voire le développer en fonction de leur terrain et de leur climat.
Les résultats ont montré que les systèmes d'information géographique et la télédétection permettent la création de cartes interactives des zones à risque pouvant être mises à jour instantanément, tandis que l'IA intègre les données provenant des satellites, des stations météorologiques et des drones dans un modèle prédictif unique capable de prioriser les interventions et d'estimer le niveau de risque dans chaque zone.
Al-Hantoubi a confirmé que l'un des principaux défis pour l'application de ces technologies dans la région est le manque de données précises et la faible coordination institutionnelle entre les entités concernées, appelant à la création d'une base de données nationale unifiée sur les risques d'inondation incluant toutes les informations géographiques, environnementales et climatiques, ainsi qu'au lancement de programmes de formation spécialisés pour qualifier les cadres nationaux dans les domaines de l'IA et de l'analyse des données géospatiales.
Elle a également souligné l'importance de sensibiliser la communauté aux risques d'inondation et aux phénomènes météorologiques extrêmes par le biais de campagnes ciblant les écoles, les universités et les communautés locales, afin que chaque individu fasse partie du système de prévention et de réponse, insistant sur le fait que la technologie seule ne suffit pas sans une conscience communautaire qui traduit la connaissance en comportement pratique en temps de crise.
Al-Hantoubi a ajouté que l'Autorité nationale de gestion des urgences, des crises et des catastrophes dispose d'une infrastructure avancée de systèmes d'alerte précoce, confirmant que leur intégration avec des algorithmes d'IA renforcera leur précision et la rapidité des alertes, les rendant plus capables de prévoir les cas d'instabilité atmosphérique avant qu'ils ne surviennent.
Elle estime que l'IA n'est plus un luxe scientifique, mais une nécessité nationale pour protéger les vies et les biens face aux changements climatiques accélérés, notant que les Émirats arabes unis avancent avec confiance vers la construction d'un modèle régional pionnier en résilience climatique et "gestion intelligente des catastrophes".
4 recommandations
La chercheuse Fatima Al-Hantoubi a déclaré que l'étude a abouti à quatre recommandations principales : établir une base de données nationale intégrée, renforcer la coopération institutionnelle via une plateforme centrale d'échange d'informations, former des experts locaux dans les domaines de l'IA et des systèmes d'information géographique, et lancer des programmes de sensibilisation complets sur la gestion des catastrophes naturelles.
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