Le Dr Jawad Al-Anani, ancien vice-Premier ministre jordanien, a confirmé que la récente décision d'interdire les Frères musulmans en Jordanie est venue après une étude approfondie et n'était pas une décision prise à la hâte ou par impulsion politique.

Il a expliqué, lors d'une intervention téléphonique avec la journaliste Raghda Mounir sur la chaîne "Caire News", que la haute direction jordanienne, dirigée par le roi Abdallah II, veillait à ce que les dernières élections soient équitables et reflètent les souhaits du peuple jordanien. Cependant, les résultats ont révélé des pratiques que l'État a considérées comme des violations graves de la part des Frères musulmans.

Al-Anani a ajouté que le processus électoral n'a pas atteint l'objectif souhaité, produisant des dirigeants faibles et ne reflétant pas véritablement les aspirations des citoyens, ce qui a poussé le roi à prendre une décision décisive pour faire face à ce qu'il considérait comme une erreur, afin de préserver la voie démocratique correcte.

Il a souligné que la véritable démocratie exige que tous les partis et courants aient l'espace pour exprimer leurs opinions par le biais des urnes, ce qui n'a pas été réalisé comme il se doit.

Al-Anani a précisé que la Jordanie fait face à des défis complexes internes et externes, ce qui impose à la direction politique de prendre des décisions claires et fermes pour empêcher toute tentative de brouiller les cartes ou d'exploiter la démocratie de manière nuisible à la stabilité.

Il a affirmé que ce qui est nécessaire, c'est d'investir dans les énergies des jeunes et leur désir de renouveau, contribuant ainsi à créer un climat sûr et une interaction positive entre le peuple et ses dirigeants.