Une personne portant un masque à l'effigie de Trump, tenant les drapeaux des États-Unis et d'Israël, sur la place des otages à Tel-Aviv. (AFP)
Donald Trump n'aurait pas pu rêver d'une scène meilleure que celle qui s'est produite. Son secrétaire d'État Marco Rubio lui a remis une note écrite lors d'une longue conférence de presse, puis Trump s'est levé et s'est approché pour lui chuchoter ce qu'il allait annoncer lui-même à ce moment précis : qu'Israël et le Hamas avaient accepté la première phase du plan de paix américain.
Dans les heures qui ont suivi son annonce initiale, le monde attendait une seule personne pour prononcer le mot final. Lorsque Trump a publié son annonce officielle sur sa plateforme privée "Truth Social" vers 19 heures, heure de l'Est des États-Unis, son message est devenu la seule nouvelle : la guerre israélienne la plus dure et la plus longue contre les Palestiniens de leur histoire était terminée, après un jour et deux ans depuis son déclenchement.
Trump a remercié les pays médiateurs, "Qatar, Égypte et Turquie, qui ont travaillé avec les États-Unis pour réaliser cet événement historique sans précédent." Il a conclu par "Bénis soient les artisans de la paix." Il ne s'est pas vanté comme à son habitude, mais a laissé des centaines de milliers de ses partisans le louer comme "le plus grand président qu'ait jamais eu l'Amérique", "le peuple nomine Trump pour le prix Nobel de la paix", et d'autres phrases d'éloge. Le compte officiel de la Maison Blanche a rapidement rejoint ces louanges en publiant une photo de Trump avec un titre qui semble lui faire plaisir : "Président de la paix."
Alors que les médias américains pro-Trump exagéraient son image de président fort, les médias opposés semblaient lui reconnaître le mérite. Le New York Times a intitulé l'un de ses articles analytiques "Avec l'accord au Moyen-Orient, Trump est sur le point de réaliser une grande réussite diplomatique." Le journal a vu cet accord initial comme une possible trêve dans la guerre qui dure depuis 1948, contrairement à ce que Trump a présenté comme la paix. Mais si Trump parvient à pousser le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à retirer ses forces de la ville de Gaza et à abandonner son plan de contrôler les restes détruits du secteur, il aura fait ce que beaucoup avant lui ont essayé : soumettre un allié difficile qui vit maintenant en isolement.
L'article a souligné la pression exercée par Trump sur son allié pour accepter l'accord. Trump avait déjà laissé entendre à plusieurs reprises qu'il exerçait de telles pressions, soit par la persuasion, disant "Tu seras le vainqueur, Bibi", soit par la menace de l'isolement mondial croissant d'Israël, qui a conduit des alliés comme la France et la Grande-Bretagne à reconnaître l'État de Palestine.
Trump n'a jamais hésité à revendiquer le mérite de résoudre les problèmes et de conclure des accords. L'accord qu'il a annoncé mercredi ne sortira pas de cette équation personnelle, et il est venu après une série de menaces directes d'enfer et un nombre d'heures limité pour chaque délai. Le président américain a un besoin urgent de toute percée au niveau mondial après des mois amers passés par ses envoyés à parcourir la planète pour un accord similaire, au cours desquels, ironiquement, une courte guerre a éclaté entre Israël et l'Iran, impliquant le faiseur de paix qui a frappé l'Iran.
Trump est maintenant censé s'accrocher à cette opportunité de toutes ses forces comme la preuve la plus forte de son héritage durable en tant que président américain. Et si sa quête du titre de "Président de la paix" complète la joie immense qui a envahi Gaza et le monde, c'est une bonne chose.
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