Le député républicain américain Joe Wilson a annoncé vendredi que le Sénat avait voté pour l'abrogation de la loi César imposée à la Syrie durant le régime déchu, tandis que Damas a salué ce qu'elle a qualifié de "pas historique".
Wilson a remercié le Sénat américain dans un post sur la plateforme X pour avoir approuvé l'abrogation de la loi César dans le cadre de la loi d'autorisation de la défense nationale, déclarant que "des sanctions sévères ont été imposées à un régime qui n'existe heureusement plus", et a confirmé que l'abrogation complète "dépend maintenant du succès de la Syrie", selon ses propos.
Wilson avait annoncé le 12 juin avoir présenté un projet de loi au Congrès pour abroger entièrement la loi César et ses sanctions contre la Syrie.
De son côté, le ministre syrien des Finances, Mohammad Yasir Berni, a considéré que le vote du Sénat américain sur la décision d'abroger la loi César signifiait "le succès de la diplomatie syrienne pour se débarrasser des dernières et plus sévères sanctions américaines imposées au pays".
Berni a déclaré dans un post Facebook que l'étape suivante consiste à aligner la Chambre des représentants (par le biais d'un comité mixte avec le Sénat) pour adopter la même disposition dans le budget du ministère de la Défense, menant à la signature du président américain Donald Trump avant la fin de l'année du nouveau budget, et donc à l'entrée en vigueur de l'abrogation de la loi César.
Le ministre syrien de l'Information, Hamza al-Mustafa, a déclaré que ce vote représente "un moment historique pour la nouvelle Syrie et les luttes de son peuple".
Al-Mustafa a ajouté dans un post sur la plateforme X que l'abrogation de cette loi (dans la phase à venir) élimine "un obstacle majeur sur la voie de la stabilité et du développement", considérant ce développement comme le fruit de la diplomatie syrienne et des efforts de la diaspora syrienne à l'étranger.
Fin juin, Trump a signé un décret exécutif mettant fin aux sanctions contre la Syrie afin de soutenir la reconstruction et de construire "une Syrie qui ne fournit pas de refuge aux organisations terroristes", selon ses propos.
Le décret exécutif n'a pas abrogé la loi César adoptée par le Congrès en 2019, mais a légalement préparé le terrain pour geler certaines de ses sanctions, car un président américain ne peut pas modifier ou suspendre une loi adoptée par le Congrès.
César est le pseudonyme de l'ancien photographe de la police militaire syrienne Farid al-Mazhan, qui a fait défection du régime syrien en 2013, emportant avec lui 55 000 photos montrant la torture et les violations dans les prisons syriennes.
Des députés américains ont présenté le projet de loi "César" en 2016 visant à "arrêter le massacre en masse du peuple syrien, encourager la conclusion d'un règlement pacifique par la négociation, et tenir les auteurs de violations des droits de l'homme en Syrie responsables de leurs crimes".
Après des discussions, le Congrès a adopté la loi en décembre 2019 dans les deux chambres, et elle a été signée par le président américain dans le cadre de la loi de financement de la défense de 2020.
La loi a imposé des sanctions à des personnalités et institutions syriennes impliquées dans des crimes de guerre, et a interdit les transactions financières avec des figures influentes du régime déchu de Bachar al-Assad ou liées à lui.
Elle a également prévu de punir toute entité locale ou étrangère investissant ou traitant avec la Syrie dans des secteurs tels que l'énergie, l'aviation, la construction et les banques, et a ciblé les entreprises et pays soutenant alors le régime syrien, comme l'Iran et la Russie.
Recommended for you
طالب الرفاعى يؤرخ لتراث الفن الكويتى فى "دوخى.. تقاسيم الصَبا"
مدينة المعارض تنجز نحو 80% من استعداداتها لانطلاق معرض دمشق الدولي
الجغبير: القطاع الصناعي يقود النمو الاقتصادي
تقديم طلبات القبول الموحد الثلاثاء و640 طالبا سيتم قبولهم في الطب
البريد المصري: لدينا أكثر من 10 ملايين عميل في حساب التوفير.. ونوفر عوائد يومية وشهرية وسنوية
سمو الشيخ عيسى بن سلمان بن حمد آل خليفة يستقبل سفير الولايات المتحدة الأمريكية لدى مملكة البحرين