Le président libanais Joseph Aoun a condamné les frappes aériennes qui ont visé "des installations civiles" tôt samedi matin, qui, selon le ministère libanais de la Santé, ont causé la mort d'une personne. Pendant ce temps, l'armée d'occupation israélienne a déclaré avoir bombardé des infrastructures appartenant au Hezbollah.

Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis plusieurs mois, Israël continue de mener des frappes qu'il affirme cibler des membres du Hezbollah et des infrastructures militaires, notamment dans le sud du pays.

Aoun a déclaré dans un communiqué : "Une fois de plus, le sud du Liban est sous le feu de l'agression israélienne flagrante contre des installations civiles. Sans justification ni même prétexte."

Aoun a estimé que "la gravité de la récente agression réside dans le fait qu'elle survient après l'accord de cessez-le-feu à Gaza", où le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas est entré en vigueur vendredi après-midi, au milieu des craintes au Liban d'une intensification des frappes israéliennes contre le Hezbollah, qui refuse toujours de remettre ses armes à l'État.

Il a ajouté dans son communiqué que ce timing "pose des défis fondamentaux pour nous, Libanais, et pour la communauté internationale, notamment la question de savoir si quelqu'un envisage de compenser Gaza au Liban, pour assurer la pérennité du profit politique par le feu et le meurtre."

Les frappes, au nombre de dix selon l'Agence nationale d'information officielle, ont visé "6 dépôts d'excavatrices et de bulldozers sur la route d'Al-Musaylih, entraînant la destruction et l'incendie d'un grand nombre de machines", tandis que le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont causé la mort d'un Syrien et blessé sept personnes, dont un Syrien et six Libanais, dont deux femmes.

Al-Musaylih, qui comprend la résidence du président du Parlement Nabih Berri dans le sud du Liban, est proche de la ville côtière de Saïda, la plus grande ville du sud du Liban, et se trouve à plus de 40 kilomètres de la frontière israélienne.

De son côté, l'armée d'occupation israélienne a déclaré dans un communiqué avoir attaqué "des infrastructures appartenant au Hezbollah utilisées pour stocker des équipements d'ingénierie destinés à reconstruire des infrastructures terroristes dans le sud du Liban."

Elle a ajouté que "le Hezbollah poursuit ses tentatives de restauration d'infrastructures terroristes à travers le Liban, mettant en danger les citoyens libanais et les utilisant comme boucliers humains."