Le Bureau national des statistiques du Royaume-Uni a confirmé mardi que le PIB du pays a augmenté de 0,3 % au cours de la période d'avril à juin 2025, conformément aux estimations préliminaires et aux prévisions de l'enquête Reuters.

Le bureau a également confirmé un ralentissement de la croissance du PIB à 0,3 % au deuxième trimestre, contre une forte croissance de 0,7 % au cours des trois premiers mois de l'année, ce qui correspond aux attentes des économistes.

Le PIB par habitant a augmenté de 0,2 %.

Les données ont montré que l'économie britannique était la plus dynamique parmi les économies du G7 au cours du premier semestre, bien qu'une partie de cette croissance ait été stimulée par des facteurs exceptionnels tels qu'une poussée des exportations avant l'entrée en vigueur des tarifs douaniers américains. La Banque d'Angleterre prévoit une croissance économique d'environ 1,25 % pour l'ensemble de l'année 2025.

Le rapport indique que le PIB au deuxième trimestre était supérieur de 1,4 % par rapport à la même période de l'année précédente, après une révision à la hausse de 1,2 %, tandis que le PIB par habitant a augmenté de 0,9 %. Par ailleurs, la croissance du PIB pour 2024 est restée inchangée à 1,1 %.

Sur le plan du compte courant, un déficit de 28,94 milliards de livres sterling (38,8 milliards de dollars) a été enregistré au deuxième trimestre, dépassant les prévisions de 24,9 milliards de livres, soit 3,8 % du PIB, contre 2,8 % au premier trimestre.

Par ailleurs, le Bureau national des statistiques du Royaume-Uni a annoncé une augmentation des taux d'épargne des ménages au deuxième trimestre, ce qui indique une prudence persistante face à la hausse de l'inflation et à des prévisions économiques incertaines, selon l'agence Bloomberg.

Bloomberg a cité le bureau indiquant que la part du revenu disponible épargnée par les consommateurs est passée de 10,5 % au premier trimestre à 10,7 % au deuxième trimestre.

Le Bureau des statistiques a déclaré que les dépenses publiques ont aidé à soutenir l'économie pendant une période difficile où les ménages ont été sous pression en raison de la hausse de l'inflation et où les entreprises ont été touchées par la hausse des taxes sur l'emploi et les tarifs douaniers américains.