Le lieutenant-général ingénieur Kamel El-Wazir, vice-Premier ministre égyptien pour le développement industriel et ministre de l’Industrie et des Transports, a participé mardi à l’ouverture de la conférence et exposition “Global Rail 2025” tenue à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis, sous le thème “Diriger l’avenir des transports et renforcer la connectivité mondiale”, avec une large participation régionale et internationale, incluant plus de 20 délégations ministérielles et des hauts dirigeants des secteurs public et privé, ainsi que des intervenants et participants de plus de 100 nationalités.

Le ministre a également pris part à la première session ministérielle de l’événement intitulée “Frontières successives – La chaîne de transport comme catalyseur de l’intégration régionale”, en présence des ministres des transports des Émirats, d’Arabie Saoudite, de Bahreïn, d’Irak et de Jordanie.

Dans son discours, Kamel El-Wazir a exprimé sa satisfaction de participer à cet événement important organisé par les Émirats, soulignant les relations profondes entre l’Égypte et les Émirats au niveau des dirigeants politiques, des gouvernements et des peuples. Il a évoqué les moyens de transformer la connectivité des transports d’une priorité nationale en une ambition régionale commune soutenant la prospérité à long terme, en insistant sur le fait que la liaison des transports est intrinsèquement un projet transfrontalier nécessitant une vision coopérative basée sur trois piliers : la planification conjointe et l’intégration des visions, l’alignement des politiques et procédures, et le partenariat dans le financement et la gestion.

Il a souligné l’importance du canal de Suez en tant que voie navigable mondiale, notant qu’après l’ouverture du nouveau canal en 2015, sa capacité a été doublée avec la possibilité d’accueillir des navires géants dans les deux sens.

Le ministre a expliqué que le plus grand défi pour un transport régional fluide n’est pas le manque ou la faiblesse des infrastructures, mais la disparité des politiques, réglementations et normes. Il a résumé les mesures urgentes d’alignement en quatre points principaux : unification des normes techniques et opérationnelles, simplification des procédures douanières transfrontalières, adoption de la transformation numérique et des opérations intelligentes, et création de cadres de coordination régionaux permanents tels que des comités ministériels ou autorités conjointes chargés d’unifier les politiques dans les transports.

Concernant les options d’investissement stratégique, il a déclaré qu’avec de nombreuses priorités concurrentes et des ressources limitées, les décisions d’investissement doivent être basées sur un mélange clair d’impact économique et régional, en sélectionnant des corridors et modes offrant un retour régional rapide tout en ouvrant la voie à des investissements futurs importants. Il a proposé d’adopter une méthodologie objective pour sélectionner les corridors de transport incluant une évaluation pratique de l’impact régional, la préparation à la mise en œuvre et la faisabilité financière.

Sur le transport multimodal fluide, il a souligné la nécessité de relier chemins de fer, routes, ports et aéroports pour réduire les goulets d’étranglement et créer de véritables corridors multimodaux. Sous les directives du président Abdel Fattah El-Sissi, l’Égypte a mis en œuvre sept corridors logistiques internationaux intégrés reliant les zones de production aux ports maritimes par des moyens de transport rapides et sûrs, ports secs et zones logistiques intégrées.

Concernant l’autonomisation du commerce et les partenariats, le ministre a souligné que les réseaux de transport sont des liens stratégiques pour approfondir les relations commerciales et renforcer l’intégration économique. L’Égypte travaille à connecter les corridors logistiques nationaux aux grands corridors régionaux et internationaux, renforçant son rôle de hub mondial de transit reliant les principaux centres de production et de consommation dans le monde.

Sur la coopération transfrontalière, il a insisté sur le fait que le développement de projets de transport transfrontaliers nécessite diverses formes de coopération pour renforcer les chances de succès et de durabilité, y compris des alliances régionales, des partenariats stratégiques avec le secteur privé et des partenariats avec des institutions financières et de développement internationales, visant à construire un réseau de transport régional intégré faisant de la région un centre mondial du commerce et de la logistique soutenant l’intégration économique à long terme.