Une revue récente publiée dans la revue Nutrients sur les effets cliniques de la consommation maternelle de caféine sur la grossesse et les résultats fœtaux a révélé qu’une consommation modérée de caféine (moins de 200 mg/jour) n’est pas associée à des complications graves telles que le diabète gestationnel, l’hypertension gestationnelle ou la prééclampsie.

Selon le site “News Medical Life Science”, malgré la variabilité des preuves entre les études sur la consommation de caféine pendant la grossesse, certaines études ont trouvé des associations entre la caféine et un faible poids à la naissance, soulignant un risque lié à la dose et indiquant des effets négatifs potentiels de la consommation de caféine pendant cette période critique de la grossesse.

Les rapports récents indiquent qu’environ 85 % des adultes consomment quotidiennement de la caféine, y compris les femmes enceintes. Malgré ses bienfaits prouvés et sa sécurité physiologique relativement forte, certaines études, notamment sur les animaux, suggèrent que cette substance psychoactive pourrait causer des dommages importants à la croissance et au développement fœtal.

Des recherches récentes ont montré que la capacité d’une femme enceinte à métaboliser la caféine ralentit considérablement à mesure que la grossesse progresse, la demi-vie de la caféine (environ 4 à 5 heures chez les adultes non enceintes) pouvant s’étendre à environ 15 heures en fin de grossesse, exposant ainsi la mère et le fœtus à la substance pendant beaucoup plus longtemps que d’habitude.

En conséquence, des organisations de santé majeures telles que le Collège américain des obstétriciens et gynécologues (ACOG) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont émis des directives de sécurité concernant la caféine, recommandant généralement aux femmes enceintes de limiter leur consommation de caféine à 200 mg par jour (ACOG) ou moins de 300 mg par jour. Cependant, la revue souligne qu’il n’existe pas de niveau “sûr” universellement accepté.

Cette revue narrative vise à exploiter les données scientifiques récentes pour combler cette lacune de connaissances et fournir aux futures mères et aux médecins les recommandations nécessaires pour assurer une grossesse saine.

La revue s’est concentrée sur les études cliniques humaines publiées au cours des cinq dernières années, examinant l’impact de la caféine sur un large éventail de résultats mesurables, y compris les principales complications de la grossesse (telles que le diabète gestationnel et la prééclampsie), la croissance fœtale et la santé à long terme de l’enfant.

Les preuves actuelles suggèrent qu’une consommation modérée de caféine par la mère n’est pas clairement associée à un risque accru de diabète gestationnel, d’hypertension gestationnelle ou de prééclampsie, bien que ces résultats doivent être interprétés avec prudence en raison des limites des études.

Une consommation élevée de caféine a entraîné une diminution du poids corporel fœtal, indiquant que même une consommation modérée (moins de 200 mg par jour) est encore associée à des cas de petit poids pour l’âge gestationnel. Certaines études observationnelles suggèrent également des liens potentiels entre une consommation plus élevée de caféine et un risque accru d’accouchement prématuré.

Les données émergentes indiquent également des effets potentiels à long terme sur le développement neurologique de l’enfant, son comportement et ses résultats métaboliques, bien que ces résultats restent préliminaires et nécessitent une confirmation plus précise. Les résultats supplémentaires discutés dans la revue incluent des associations possibles avec l’anémie maternelle, les fausses couches répétées et les complications de l’accouchement, bien que les preuves dans ces domaines soient limitées et incohérentes.

En raison du ralentissement important du métabolisme de la caféine pendant la grossesse, la revue souligne la nécessité d’une surveillance attentive de la consommation de caféine et d’un conseil individualisé pour chaque femme, en insistant sur l’importance de minimiser autant que possible l’exposition à la caféine.